Le Curcuma de Madagascar

Le Curcuma de Madagascar

Qui dit Curcuma – ou Safran des Indes – pense immédiatement à la couleur jaune doré qui, à l’époque, servait à teindre les habits des moines bouddhistes. Le résultat de la teinture avec le Curcuma est aussi satisfaisant que celui que procure le Safran… mais le Curcuma est beaucoup moins cher. Aujourd’hui, le curcumine, le pigment principal du Curcuma, entre dans les colorants alimentaires du type E 100 qui font partie, par exemple, de la moutarde, des pâtes ou de la préparation de la poudre de curry, et le papier au Curcuma – du papier teint en jaune par le curcumine – est utilisé en chimie comme indicateur des alcalis.

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Mais sa belle couleur est loin de représenter la seule vertu de la plante du Curcuma. Son rhizome est très recherché pour ses qualités gustatives, et ses valeurs thérapeutiques jouent un rôle essentiel dans la médecine naturelle.

Présentation

Le Curcuma – Curcuma longa – est une plante vivace originaire du sud-est de l’Asie qui pousse souvent en sous-bois. Elle craint le froid, mais préfère des endroits ombrageux. Pendant la saison chaude, elle a besoin de beaucoup d’eau. Elle atteint une hauteur d’environ un mètre, et en été, ses plantations sont parsemées de petites fleurs jaunes ou violettes en forme de calices. Sa particularité est le rhizome cylindrique de couleur jaune ou orange à l’intérieur, source de la multiplication du Curcuma, qui se ramifie pour faire naître de jeunes plantes et forme aux bouts une sorte de tubercule.

C’est ce rhizome qui rend la plante si précieuse. On le récolte en hiver, au moment où la végétation est en arrêt. En cuisine, on peut l’utiliser tel quel ou en forme de poudre extrait du rhizome ébouillanté et séché. En Thaïlande, on préfère généralement l’emploi du rhizome frais tandis qu’en Inde et, pour des raisons pratiques aussi en Europe, on se sert plutôt de la poudre.

 

Fabriquer la poudre prend un certain temps et on perd à peu près trois quarts du poids du rhizome frais. D’abord, il faut l’ébouillanter pour que les cellules se ferment et empêchent la perte des éléments essentiels. Puis, on enlève la peau pour, ensuite, le faire sécher au soleil. Lorsqu’il est bien sec, on peut le réduire en poudre.

Selon les historiens, le Curcuma est connu depuis plus de 4000 ans. On pense qu’il a été découvert en Inde, où on l’utilisait pour ses vertus médicinales, et on allait jusqu’à le classer parmi les plantes sacrées. L’Ayurveda, le fameux traité de médecine naturelle issu des textes sacrés de l’Inde antique lui donne une place privilégiée dans la liste des plantes irremplaçables. Il lui attribue le pouvoir de nettoyer l’organisme et de lui fournir de l’énergie vitale.

En France, le Curcuma fut connu à travers la cuisine réunionnaise où il fait partie des épices utilisés régulièrement. Mais il est aussi bien apprécié par la cuisine indienne – et, par conséquence, anglaise – où il entre dans la préparation des plats de curry. Les Indiens l’ajoutent également au mukhavas, un mélange de graines qu’on mange à la fin du repas pour accélérer la digestion. Dans d’autres pays d’Asie, le Curcuma relève des plats de viande, mais aussi le riz et les légumes. Parfois, on se sert aussi des feuilles fraîches de la plante de Curcuma qui donne aux plats un goût finement épicé, rappelant le gingembre.

Bien qu’il soit réputé pour ses vertus médicinales depuis 4000 ans, on constata qu’on ne connaît pas encore tous ses bienfaits. Le curcuma, un des produits agricoles de madagascar, est utilisé depuis longtemps dans le traitement des maladies de peau, des maux de tête, des troubles intestinaux ou les rhumes, et déjà la médecine ayurvédique compta sur ses puissances anti-inflammatoires.

Toutefois, depuis quelques années, les scientifiques soupçonnent le Curcuma d’avoir un effet préventif contre le développement des cellules cancérogènes, et de stimuler le système immunitaire notamment contre la maladie d’Alzheimer.

Des recherches ont été entamées dans des laboratoires partout au monde.

Les propriétés anticancéreuses que la médecine commence sérieusement à attribuer au Curcuma sont dues aux curcuminoïdes, des éléments antioxydants. Déjà en 1955, on arriva à démontrer qu’un plat contenant du Curcuma est plus facilement digestible. De diverses études prouvèrent que, si le Curcuma ne guérit peut-être pas le cancer, il a la capacité d’empêcher les tumeurs à continuer leur développement. On approfondit également la question, si le Curcuma est vraiment en mesure d’abaisser le taux de cholestérol. Plusieurs expériences européennes faites sur des animaux montrèrent que le taux de cholestérol peut diminuer jusqu’à 50 pour cent, tandis qu’une étude indienne appliquant les tests sur des cobayes humains constata une baisse de quelque 30 pour cent.

Récemment, aussi l’ophtalmologie commença à s’intéresser pour les bienfaits du Curcuma. Ainsi, on découvrit – d’abord lors d’expériences sur des animaux, plus tard sur des humains – que le rhizome pourrait jouer un rôle essentiel dans le traitement de la cataracte et de certaines formes d’inflammations des yeux, notamment celles de la paroi vasculaire.

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